" Il l'attise, la laisse faire, la retient, plaque sa bouche sur la sienne pour l'empêcher de crier. Il va et vient, il enlève son bâillon : elle exulte.
Il redonne l'assaut. Elle s'étonne. Quoi ? Déjà ?
Il va. Il insiste. Elle suit. Elle crie. Il continue.
Elle gémit. Il change de rythme. Elle ronronne et se plaint à la fois. Il accélère. Le coeur s'emballe. Elle jouit.
Il enchaîne immédiatement. Non. Elle n'en peut plus. Elle est convaincue. Elle a compris. Personne n'est meilleur. Si. Il insiste et curieusement, elle repart avec lui. Maintenant, sa volonté est vaincue, elle lui appartient, il est son maître, il fait d'elle ce qu'il veut. Il est son présent, son avenir car il est déjà son meilleur souvenir.
Elle jouit encore, et encore, et encore.
Maintenant, elle ne distingue même plus les pics de l'orgasme, elle n'est plus qu'abandon. Elle hurle continuellement.
Et pendant qu'il la laboure, elle lui promet tout ce qu'il veut. Oui. Avec toi. Plus sans toi. Jamais.
Il se retire d'un coup et disparaît.
Elle a subitement mal.
Il la méprise pour avoir joui si facilement sans que lui ait joui.
Et dans le mépris, il se sent supérieur.
Et dans ce mépris, il garde le pouvoir.
Et dans sa frustration, il trouvera la force de recommencer une heure plus tard. "
Le pied,
sans mauvais jeu de mot.
( Encore faut-il comprendre la métaphore. )